Vivre heureux, vivre léger

Dans la société occidentale la quête du bonheur est bien souvent associée à l’accumulation des biens matériels, des relations, des succès – et les injonctions à « positiver » pullulent.…
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Dans la société occidentale la quête du bonheur est bien souvent associée à l’accumulation des biens matériels, des relations, des succès – et les injonctions à « positiver » pullulent. Le constat est que nous n’en sommes pas vraiment plus heureux ! Le véritable épanouissement ne vient pas de ce que nous ajoutons, mais de ce que nous simplifions dans nos vies !

Le « désencombrement émotionnel » apparaît comme un nouvel art de vivre pour goûter à la légèreté et à une joie plus authentique.

1/ Le Poids Invisible des « Trop ».

Les « trop » tendent à scléroser notre créativité et à étouffer dans l’œuf toute spontanéité.

Notre esprit est en permanence sur-stimulé voire saturé : trop d’attentes, d’informations, de comparaisons, de réseaux sociaux, de culpabilité… Ces « trop » génèrent un bruit de fond mental incessant qui nous impacte. Des études en neurosciences montrent que notre cerveau fonctionne beaucoup mieux dans un environnement désencombré et donc moins stressant.

Comment alors identifier ce qui, dans notre vie, occupe de l’espace sans nourrir notre bien-être ? Des pensées négatives, une relation toxique, une obsession de la productivité, des ruminations sur le passé, des objets superflus, des attentes irréalistes,…

2/ La libération émotionnelle.

Elle peut s’articuler autour de trois processus :

– a/ Désencombrer son relationnel. C’est-à-dire s’alléger et mettre à distance – sans se culpabiliser, des relations qui nous épuisent.

C’est aussi prendre du recul et décider de se désengager d’activités trop énergivores et coûteuses au détriment de notre énergie et de notre joie de vivre.

Contrairement à une certaine conception du développement personnel qui encourage à « tout gérer », le désencombrement émotionnel consiste à se délester de ce qui nous pèse. C’est par exemple accepter de dire non à des proches lorsqu’on sature : ne pas penser « je dois » mais penser à soi, sans égoïsme mais pour se préserver.

– b/ Activer le pouvoir de la simplicité.

La psychologie positive a permis de nous sensibiliser à l’importance de développer la gratitude dans la vie, mais savourer l’instant présent est loin d’être évident et relève du défi. Car nous sommes déjà trop sollicités et nous avons de plus en plus de mal à focaliser notre attention. La solution : cultiver une simplicité « volontaire » en ne faisant qu’une seule chose à la fois, en devenant « mono-tâche » : manger sans écran, marcher sans scroller ou discuter sans regarder des podcasts, … pour redécouvrir et apprivoiser la présence à soi, s’aménager des moments de temps libre, les prévoir dans son planning pour laisser libre cours à sa vie.

– c/ Découvrir les bienfaits de l’imperfection.

La recherche de perfection est souvent source de complications que nous nous générons nous-mêmes. Nous devons regarder avec un œil critique notre tendance au perfectionnisme pour nous remettre en question et nous détendre en adoptant une philosophie de vie qui nous libère de la pression de la performance et favorise notre mieux-être.

3/ Exercice pratique :

Parmi les émotions que vous vivez au quotidien, quelles sont les sources récurrentes de stress, de frustration, d’insatisfaction ? Listez-les. Et pour chacune d’entre elles posez-vous la question : « Cela m’apporte de la joie, de la sérénité ? ».

Passez à l’action (par exemple)

– Désabonnez-vous des newsletters inutiles.

– Dites « non » à une obligation sociale qui vous pèse.

– Déchargez-vous en partie d’une chose qui vous obsède en mettant vos ressentis par écrit, puis brûlez le papier. Ça ne résout pas tout mais ça allège !

Choisir la légèreté, c’est se choisir, se donner la priorité, car personne ne vit à votre place.

S’alléger est un acte que personne ne peut faire pour vous.

Vivre léger n’est pas fuir ses responsabilités, mais redéfinir ses priorités.

En désencombrant notre vie intérieure, nous faisons de la place pour ce qui compte vraiment. « Le bonheur n’est pas une destination, mais l’art de voyager léger. »

Alors … quel « trop » laisserez-vous s’envoler aujourd’hui ?

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